La somme brute des rentes est trop élevée.
Le capital finance déjà tous les prélèvements. Les intérêts produits par le solde encore placé s’y ajoutent et créent un trop-perçu à la fin.
Conventions de calcul
Arrérages à terme échu, actualisation, indexation, taux net, base annuelle : le socle technique partagé par les six calculateurs, formules à l’appui.
Le principe en une minute
Le capital est versé aujourd’hui et peut produire des intérêts pendant que la victime prélève progressivement le montant de sa rente.
Le capital finance déjà tous les prélèvements. Les intérêts produits par le solde encore placé s’y ajoutent et créent un trop-perçu à la fin.
Le capital et les intérêts qu’il devrait produire financent ensemble les mêmes prélèvements. Selon les hypothèses, le solde arrive à son terme sans excédent.
Il tient compte des revenus que le capital encore placé peut générer pendant la période d’indemnisation.
Le taux choisi au moment du calcul compense l’augmentation supposée du coût de la vie. Ce taux est une hypothèse, pas une valeur imposée par l’outil.
Plus le taux net est élevé, plus le capital actuel diminue. La durée probable, la table de mortalité et le calendrier des paiements restent également intégrés au coefficient.
Les conventions communes à tous nos calculateurs : arrérages, actualisation, indexation, taux net, durée moyenne d'indemnisation. C'est le document de référence à citer, ou à confronter, dans un dossier. Pour comprendre la capitalisation, lisez notre guide explicatif.
Chaque euro de rente dû à une échéance future vaut aujourd'hui :
Le coefficient de capitalisation additionne ces valeurs sur toutes les échéances :
où est la probabilité de survie à l'échéance (lue dans la table de mortalité choisie) et le facteur d'actualisation au taux .
Les rentes sont payées à terme échu : la première échéance tombe une période (un an, un mois, un jour) après la date du calcul. Si la personne décède entre deux échéances, un arrérage complémentaire est dû, proportionnel à la fraction de période écoulée depuis la dernière échéance. En espérance, cet arrérage vaut une demi-période, payée au milieu de la période du décès. Le coefficient complet s'écrit, pour paiements par an (m = 1, 12 ou 365,25) :
Le coefficient est exprimé en base annuelle : il multiplie le montant annuel de la rente (12 × le montant mensuel, 365,25 × le montant journalier).
Pour une rente constante, l'actualisation se fait au taux d'intérêt seul. Pour une rente indexée (le montant suit l'inflation), tout se passe comme si l'on actualisait la rente initiale à un taux réduit, le taux net :
Exemple : 3 % d'intérêt et 2 % d'inflation donnent un taux net de 1 %. Plus le taux net est bas, plus le capital est élevé : au taux net nul, le capital égale simplement le montant annuel multiplié par la durée moyenne. Le choix des taux (le « taux d'intérêt net » de la jurisprudence) est une question juridique et économique, pas actuarielle ; nos calculateurs prennent les deux taux en paramètres.
Chaque résultat s'accompagne de la durée moyenne de l'indemnisation : l'espérance du nombre d'années effectivement indemnisées, arrérage complémentaire compris. C'est le coefficient calculé sans actualisation :
Elle éclaire le résultat (combien d'années finance-t-on en moyenne ?) et sert au choix du taux : la pratique recommande d'adopter le rendement des obligations d'État dont la maturité égale cette durée.
La rente certaine paie pendant une durée fixe, que la personne soit en vie ou non : c'est une formule purement financière,
Elle est parfois utilisée à la place de la rente viagère « pour la durée de l'espérance de vie », un raccourci trompeur : la rente certaine sur l'espérance de vie surestime systématiquement la rente viagère, car elle paie avec certitude des années que la victime n'a qu'une chance sur deux (ou moins) de vivre. À 2 %, pour un homme de 40 ans : coefficient viager vie entière 29,46, rente certaine sur 46,5 ans 30,08. Nos calculateurs affichent les deux pour rendre l'écart visible.
Tous les calculs travaillent en âge exact (années, mois, jours) : la date de naissance précise modifie le résultat. Entre deux âges entiers, les quotients sont interpolés (log-linéairement) ; au sein d'une année, les décès sont répartis uniformément. Deux personnes nées respectivement le 2 janvier et le 31 décembre 1985 obtiennent, au 1er janvier 2026, des espérances de vie qui encadrent celle d'une personne née mi-1985 : aucun effet de seuil au changement d'année.
Les calculs impliquant deux personnes (rente de survie, dommage ménager) supposent leurs survies indépendantes :
Ces deux statuts sont complémentaires : leur somme redonne exactement la survie de A seul, une identité que nos moteurs vérifient en permanence.
| Paramètre | Valeurs | Rôle |
|---|---|---|
| Table de mortalité | Tables Schryvers, Tables Indemnity, Méthode Jaumain | voir les articles tables |
| Millésime | année de la table | les projections sont révisées chaque année |
| Lecture | prospective (P) ou stationnaire (S) | mortalité projetée ou figée |
| Taux d'intérêt | % | actualisation |
| Taux d'inflation | % (0 = rente constante) | indexation de la rente |
| Période | an, mois, jour | fréquence des arrérages |